Nos associations, une richesse pour Sèvres
- Pour Sèvres
- 3 oct. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 oct. 2025
Avec plus de 200 associations, Sèvres bénéficie d’une vie associative précieuse. Qu’il s’agisse de sport, de culture, d’éducation, de solidarité ou d’environnement, elles créent du lien social, animent nos quartiers et offrent des activités variées à toutes les générations. Elles sont le cœur battant de notre ville. Pourtant, ce tissu vital est fragilisé par le manque de soutien actif de la municipalité actuelle.

Des moyens en recul
La politique d’attribution des subventions n’est pas guidée par les besoins réels des associations mais par l’obsession du maire sortant de réduire les charges de fonctionnement de la ville. En 2021, plus d’un million d’euros avaient été attribués en subventions. En 2025, ce montant n’est plus que de 738 000 euros.
Lorsqu’en conseil municipal nous interrogeons la majorité sur ces baisses, la réponse est souvent la même : « l’association n’a pas demandé plus ». Mais la réalité est tout autre. À chaque Forum, nous retrouvons les mêmes problèmes : la plupart des associations n’ont pas de véritable échange avec la mairie sur leurs besoins. Chaque année, elles découvrent le montant accordé au moment du vote du budget primitif, parfois même bien après. Et quand les montants ne baissent pas, ils sont simplement reconduits sans tenir compte de la situation de l’association. Or, un budget figé n’est pas une bonne nouvelle pour une structure qui grandit, accueille plus d’adhérents ou voit ses charges augmenter.
Manque de dialogue et de transparence
Ce manque de dialogue fragilise les associations, qui ne savent jamais sur quel pied danser. Beaucoup dépendent de la municipalité non seulement pour leur budget, mais aussi pour les infrastructures qu’elles utilisent : terrains, équipements sportifs, salles… Elles avancent souvent à l’aveugle, sans savoir si elles disposeront l’an prochain des mêmes ressources que cette année.
Au dernier Forum, plusieurs associations s’interrogeaient sur la pérennité des terrains qu’elles utilisent. Ces terrains sont loués par la municipalité, mais leurs responsables n’ont pas pu obtenir copie des baux renégociés.
Le manque de transparence est partout. Essayez, par exemple, de trouver le montant des subventions versées aux associations sur le site officiel de la Ville : aucune information claire n’est disponible. À Chaville, la municipalité publie chaque année la liste détaillée des subventions attribuées… sur les dix dernières années ! Pourquoi pas à Sèvres ?
Une politique à réinventer
Autre faiblesse : l’accompagnement.
Au démarrage d’abord : la règle qui prive de subvention une association lors de sa première année d’existence est incompréhensible, alors que c’est justement le moment où elle a le plus besoin d’un coup de pouce. De petites aides initiales permettraient de motiver les bénévoles et de nouer un lien de confiance avec la municipalité.
Dans la communication ensuite : chaque Forum révèle des événements associatifs passés totalement inaperçus, faute de relais par la mairie, alors qu’ils s’adressaient à un large public. La ville pourrait mettre en place un agenda en ligne dédié, où chaque association publierait directement ses activités.
Dans la gestion enfin : la municipalité devrait mettre sa puissance au service des associations, en offrant conseils, formations, aide à la recherche de financements, mutualisation de matériel ou soutien au recrutement de bénévoles.
L’accompagnement pourrait aussi prendre la forme d’aides financières ciblées vers les adhérents : par exemple, pour permettre à des jeunes de milieux défavorisés d’accéder à des activités sportives, culturelles ou artistiques qui leur seraient autrement fermées.
Nos propositions
Nous pensons qu’il est urgent de changer de méthode et d’adopter une politique volontariste en faveur des associations. Cela suppose :
d’instaurer un vrai dialogue régulier avec elles. Le dialogue peut, à certains moments, prendre la forme de réunions groupées par thématiques qui favoriseront des synergies entre les associations, sorte de « Grenelle » des associations sportives, culturelles, ou solidaires ;
de renforcer l’accompagnement, avec un service municipal dédié au conseil et au soutien, notamment pour les plus petites associations ;
de mettre en place une communication municipale active pour valoriser leurs événements ;
de rendre transparente l’attribution des subventions, en publiant chaque année la liste et les montants.
Conclusion
Les associations sont un trésor collectif. Elles méritent une municipalité qui les écoute, les accompagne et leur donne les moyens de continuer à enrichir la vie sévrienne. Demain, un tissu associatif renforcé permettra à plus de jeunes défavorisés de pratiquer des activités sportives, culturelles ou artistiques. Il favorisera l’inclusion des personnes en situation de handicap, offrira aux personnes âgées des lieux pour rompre l’isolement, et développera partout le lien social et la solidarité. Soutenir nos associations, c’est investir dans une ville plus vivante, plus juste et plus solidaire.







